Benjamin VILLARD, vainqueur du Trophée Emile Bros.
Il nous avait donné des frissons le week-end précédent avec CATHARE mais ce n'était qu'un avant goût. Il fait partie de ces quelques raseteurs qui n'oublient d'où ils viennent et où ils vont. Sa saison a commencé calmemet mais depuis quelques dimanches, il enchaîne les succès, et quel succès !!! Sans son tourneur, il a développé sa connaissance du cocardier et nous la fait partager.
Le quart d'heure de JEANNOT a été si pur et si rare de nos jours qu'on en oublierait presque de citer les hommes qui ont participé à ce combat. Je n'oublie pas son raset qui se finit au portail d'entrée et où Benjamin se retrouve horizontalement sur la tête de JEANNOT... situation très délicate surtout lorsqu'on connaît la méchanceté du cocardier.
Je n'oublie pas non plus ses rasets interminables lorsqu'il cite LEVANT et NOBLE.
Sa témérité lorsqu'il faut aller chercher TABARLY dans l'angle du toril, sachant qu'il n'était pas très coopératif ce jour-là.
Et j'entends encore quelqu'un me dire : "Mais regarde, on dirait un enfant ! Il est encore émerveillé de tout !" Et c'est vrai, Benjamin VILLARD a gardé son âme d'enfant. Un enfant qui apprécie toutes les minutes passées avec ces cocardiers, dans des pistes harchies combles comme cet après-midi-là, le long du Vidourle.